« Le tennis au Pérou est en pleine expansion », affirme Alexander Merino. Cette simple affirmation est toutefois le résultat de beaucoup d’années d’efforts. « C’est un sport qui, par moments, a eu quelques bons joueurs. Ensuite, il a connu un certain recul. Mais maintenant, depuis six ou sept ans, il commence à redevenir plus populaire », explique Merino. Un facteur essentiel de cette évolution est la Coupe Davis. Lorsque le Pérou participe à la compétition des nations, l’intérêt du public augmente. « Grâce aussi à Juan Pablo Varillas et à ses bons résultats en Grand Chelem et autres tournois ATP », poursuit Merino. Selon lui, Varillas est une source d’inspiration pour de nombreux jeunes joueurs et ses succès ont donné un nouvel élan au tennis péruvien. « Les gens commencent à s’y intéresser davantage et ils investissent plus » ajoute Merino. Ces investissements sont essentiels pour encourager la prochaine génération de talents et développer le tennis au Pérou.
La Coupe Davis : un spectacle patriotique
«Au Pérou, les gens sont très patriotiques. Quand il s’agit de football, de volleyball ou de tennis, ils ont un plus grand sentiment d’appartenance », raconte Merino. Selon lui, l’atmosphère des matchs à domicile est électrique, presque comme celle d’un match de foot. « Les supporters apportent aussi des instruments comme des tambours. C’est donc une ambiance formidable », ajoute Merino avec enthousiasme. Ce soutien est d’une valeur inestimable pour les joueurs. « On a l’impression de se battre pour son pays », dit Merino. Participer à un tel événement est une énorme responsabilité, mais aussi un immense honneur, explique le joueur de 31 ans, qui a jusqu’à présent participé une fois à la Coupe Davis. « On veut bien représenter son pays sur et en dehors du terrain. Et je pense que cela a été pour moi une grande leçon d’apprentissage. »
De jeunes talents et l’avenir du tennis péruvien
Selon lui, l’avenir du tennis péruvien s’annonce radieux, notamment grâce à de jeunes joueurs comme Gonzalo Bueno et Ignacio Buse. « Lors des dernières rencontres, les plus jeunes joueurs ont joué en alternance en tant que numéro 2 ou numéro 3 », explique Merino. Il admire leur intrépidité et leur courage pour relever les défis de la Coupe Davis. « Ils n’ont pas peur de leurs adversaires, ce qui est très important », souligne Merino, pour qui ces jeunes talents sont une partie essentielle de l’équipe. Selon lui, leur énergie et leur esprit combatif sont une source d’inspiration. « J’aime cette combinaison de bonne énergie, mais aussi de responsabilité et de conviction qu’ils peuvent battre n’importe qui », dit-il. Avec une telle attitude, ils sont bien armés pour construire l’avenir du tennis péruvien. Il souligne également l’esprit d’équipe qui règne entre les joueurs péruviens, qu’ils soient ou non sélectionnés pour l’équipe nationale : « Nous parlons de tout ensemble. Nous suivons les performances des autres lors des tournois et nous nous soutenons mutuellement. Le sentiment d’appartenance est très fort. Tous ceux, qui ne sont pas en train de jouer, soutiennent les autres et leur donnent ainsi de l’énergie. »
Le deuxième duel contre la Suisse
Un chapitre passionnant de l’histoire du tennis péruvien se prépare : le duel contre la Suisse en Coupe Davis. « Sur le papier, la Suisse est favorite », admet Merino. Mais il le sait : en Coupe Davis, tout est possible. « Tant d’autres facteurs entrent en ligne de compte, comme les blessures, la confiance en soi ou les résultats antérieurs », dit-il. Pour Merino, la Coupe Davis est l’événement de toutes les surprises. « Nous avons déjà vu des résultats très étranges dans beaucoup, beaucoup de matchs », se souvient-il. Le duel contre la Suisse pourrait réserver une telle surprise. Merino est convaincu que son équipe est prête à tout donner et à rendre l’impossible possible – comme ils l’ont déjà fait il y a quatre ans à Lima en battant la Suisse 3 à 1.




